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Alors que les tracts de campagne arrivent dans nos boîtes aux lettres, on ne peut que s’émerveiller de la sollicitude avec laquelle les candidates des partis qui se sont partagé le pouvoir depuis près de soixante ans veulent nous construire un avenir radieux et nous protéger de tous les vents mauvais.

La vérité est que, dans la mesure où ces dames (et leurs partis respectifs) sont favorables à l’Union européenne telle que nous la connaissons aujourd’hui, elles n’ont absolument rien à proposer face à la future casse sociale que nous prépare Emmanuel Macron. Au mieux, sur certains dossiers locaux, ne feront-elles qu’écoper quelques-unes des nombreuses brèches ouvertes dans le bateau France par les politiques passées et à venir en prétendant qu’elles maîtrisent la situation, comme sait si bien le faire Madame Zimmermann.

D’ailleurs, même si aucune majorité claire ne se dessine dans la future assemblée, il y a fort à parier qu’Emmanuel Macron trouvera assez de députés LR, PS et UDI pour faire voter ses projets.

Marie-Jo Zimmermann dans le Républicain lorrain du 25 mai 2017

 

 

 

 

 

 

 

Car puisque le libre-échange absolu est considéré comme un dogme intangible et n’est plus que la seule raison d’être de cette Union européenne, et alors que la totalité de l’impôt sur le revenu et la vente de nos fleurons industriels, agricoles et architecturaux à des groupes ou milliardaires étrangers servent à payer les intérêts de la dette, la réduction des salaires et de la protection sociale est la seule politique possible pour permettre à ce système de perdurer : un salarié français, même payé au SMIC, ne peut absolument pas concurrencer un salarié bulgare à 200 euros par mois, et encore moins un esclave chinois ou bangladais. L’immigration massive qu’on nous impose contre toute logique ne fera qu’empirer cette situation. Il est à noter que cette casse sociale n’a pas débuté en 2012 et qu’elle a été mise en œuvre lentement mais sûrement depuis plus de quarante ans, comme nous le rappellent deux articles parus sur le site PourMetz.com :

. Europe, mondialisation

. Le recul des droits sociaux et l’aggravation des déficits

Et c’est là encore que l’on peut constater à quel point l’Union européenne ne sert pas les intérêts des peuples, mais ceux des grands groupes mondialisés et des banques. Une « Europe qui protège », ce serait une Europe qui tirerait le salaire bulgare vers le haut, tout en le mettant à l’abri de la concurrence de plus mal lotis dans le reste du monde, obligeant ainsi les dirigeants de ces pays lointains à trouver un modèle de développement qui serait plus conforme à leurs particularités humaines et géographiques.

« En marche » ayant été créé pour pallier l’impopularité abyssale du Parti socialiste et acter la proximité idéologique avec Les Républicains et l’UDI, la ville de Metz telle que gérée depuis 2008 est le parfait exemple de ce que sera la France d’Emmanuel Macron si on le laisse faire : envolée des impôts, enlaidissement et bétonnage au profit de grands groupes de BTP et d’immobilier, diminution des services publics, notamment par la précarisation du personnel et la privatisation de certains secteurs en faveur de sociétés peu soucieuses du bien commun, réduction des revenus (1.141 retraités messins vivent en-dessous du seuil de pauvreté d’après les chiffres du CCAS), camps de clandestins en perpétuel renouvellement, mépris complet pour ceux qui ne font pas partie des minorités visibles et des bobos friqués.

Sécurité, emploi, souveraineté, bon sens, il est urgent d’envoyer aujourd’hui à l’Assemblée nationale une majorité de députés Front national qui n’ont aucune responsabilité dans la situation calamiteuse de notre pays et qui sauront opposer à Emmanuel Macron des propositions cohérentes au seul bénéfice du peuple français.