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Dimanche 7 mai : choisir la France

Ce dimanche 7 mai aura lieu le second tour de l’élection présidentielle qui verra le choix entre deux candidats aux programmes diamétralement opposés : la continuité de la politique en place depuis plus de 40 ans avec Emmanuel Macron, ou la remise en cause des traités européens et éventuellement de l’euro (après approbation des Français par référendum) avec Marine Le Pen.

Il y a un grand malentendu sur ce sujet entre le Front national et de nombreux Français qui, dans d’autres domaines, peuvent être d’accord avec lui, malentendu savamment entretenu par ses adversaires politiques et les médias. Le Front national n’est pas opposé à l’Union européenne par pure xénophobie ou nationalisme exacerbé, mais parce que la construction européenne n’a pas été faite pour assurer la paix et la prospérité des peuples européens, comme cela nous a été vendu, mais, par la libre circulation des biens et des personnes et la suppression des barrières douanières, pour favoriser et augmenter les profits des grands groupes industriels et financiers (voir à ce sujet l’excellente vidéo de Pierre Jovanovic et Pierre-Yves Rougeyron).

C’est ainsi que le parlement européen est assailli de lobbyistes en tous genres, et qu’il peut être amené à légiférer aussi bien sur la taille des chasses d’eau que sur l’absence de danger d’un pesticide sur la santé. C’est ainsi aussi que la Grèce est entrée dans l’euro sur la base de bilans financiers volontairement faussés, et que le peuple grec vit actuellement un martyr (explosion de la mortalité infantile et des suicides, coupes drastiques dans les salaires et les retraites, hôpitaux dépourvus de moyens, vente de leurs îles et de leurs ports à de riches étrangers…) qui pourrait être rapidement soulagé par un retour à sa monnaie nationale, retour que les dirigeants de l’Union européenne et le FMI de Christine Lagarde lui interdisent.

Du côté de la classe politique française, les divergences entre les différents partis sur la construction européenne (on se souvient de l’appel de Cochin que Jacques Chirac avait adressé à Valéry Giscard d’Estaing en 1978) se sont aplanies petit à petit jusqu’à arriver à une forme de consensus dans les années 90 (à part quelques fortes têtes comme Philippe Seguin, Philippe de Villiers ou Nicolas Dupont-Aignan).

A partir de là, les deux principaux partis « de gouvernement » ayant fait allégeance à l’Union européenne et à ses directives, leurs politiques économiques respectives ne peuvent différer qu’à la marge (défiscalisation ou non des heures supplémentaires, taux de la CSG ou des droits de succession…).

On voit le résultat aujourd’hui pour la France : un chômage qui ne cesse d’augmenter, une paupérisation grandissante des classes populaires et moyennes, une dette de 2.000 milliards d’euros, etc, etc, etc.

Nous avons vu sur ce site comment l’évasion fiscale et des pirouettes comptables permettent à de grands groupes immobiliers d’échapper à l’impôt en France et de faire des bénéfices extraordinaires sans véritable création de richesse, et cela tout à fait légalement. Mais ce n’est pas tout : la finance, ce ne sont plus seulement l’entrée dans le capital d’une société par la biais des actions, ou le prêt à un émetteur (Etat ou société) par celui des obligations. C’est devenu aujourd’hui un casino planétaire où croupiers et parieurs savent que les jeux sont truqués : le « quantitative easing » (planche à billets) qui permet de maintenir artificiellement les bourses à flot, les produits dérivés qui permettent de parier à la hausse ou à la baisse sur des indices boursiers, des matières premières, des métaux précieux, des devises, ou des produits alimentaires, et bien d’autres choses encore, l’imagination dans ce domaine étant sans limite.

Et pendant ce temps, notre pays ne cesse de s’endetter alors que cela fait belle lurette qu’il n’y a plus de grands projets financés par l’État, nos joyaux industriels et patrimoniaux sont vendus à des investisseurs étrangers, les services publics et bureaux de poste voient leurs horaires d’ouverture de plus en plus réduits, quand ils ne ferment pas, comme la perception de Courcelles-Chaussy.

 

Rien de tout cela ne pourra durer encore longtemps sans dommages dramatiques : ni la course à l’abime de la finance, ni la paupérisation grandissante des Français et le dépeçage de la France.

C’est le sens du programme présidentiel de Marine Le Pen et de sa dénonciation du financier Macron : revenir sur les traités européens en plein accord avec nos partenaires, retrouver notre souveraineté économique et monétaire, mettre en place un patriotisme économique intelligent…

Mais Emmanuel Macron prévoit aussi la continuation de l’immigration massive pour peser encore plus sur les salaires à la baisse, et la signature des accords de libre-échange avec le Canada et les Etats-Unis, qui entraîneront une diminution drastique de la qualité des produits que nous consommerons.

Cependant, il y a une autre question cruciale que les Français devraient se poser avant de voter dimanche : d’ici quelques années, sera-t-il si important que leurs épouses, leurs filles ou petites-filles puissent payer leurs burkas en euros ?

 

Tout doit changer pour que rien ne change

Article de Julien Rochedy, directeur national du Front National de la Jeunesse de 2012 à 2014 :

A propos de l’élection présidentielle française. A destination des électeurs de François Fillon. 

Beaucoup de Français hésitent encore pour le deuxième tour de l’élection présidentielle française de 2017. Ils n’apprécient pas Macron, candidat surfait et faux dans bien des manières, héritier honteux – mais héritier quand même – d’un quinquennat honni. Mais en face, Marine Le Pen leur fait peur. Ils acquiescent à certaines de ses sorties, ils la trouvent courageuse, parfois même sympathique, mais doutent de sa capacité à présider la France. Ils craignent par dessus tout l’embrasement général et, disons le pour eux, la perte définitive des quelques acquis qu’ils possèdent encore. « Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras » dit un dicton populaire. La bourgeoisie française résume son esprit actuel par ce bon sens populaire. Ceux qui, en effet, ont pu se maintenir dans le cadre de la mondialisation, ceux qui possèdent encore quelques biens, des petites économies, un travail ou une rente, craignent le saut dans l’inconnu. On l’a vu dans les statistiques électorales : pour la plupart, ceux qui votèrent Marine Le Pen au premier tour sont ceux qui n’avaient plus rien à perdre, ou qui ont été gagnés par le fatalisme. Economiquement, ce sont des perdants, ou, savent-ils d’instinct, des futurs perdants. Pour la bourgeoisie, l’affaire est différente. Qui détient ne peut se résoudre au pire. Ce qu’on détient, on espère pouvoir le conserver encore. Alors, si Macron n’est pas la panacée, au moins pensent-ils que cela n’empirera pas, ou alors que la chute, constante depuis quelques décades, continuera à un rythme somme toute acceptable – supportable. Les yeux fermés et la mort dans l’âme, ils voteront donc Macron le 7 mai 2017.

La bourgeoisie et le populaire, pourtant, ont beaucoup de choses en commun, et peut-être la plus essentielle d’entre toutes : à eux deux, ils sont encore l’ancienne France qui demeure. Pendant longtemps, ils se regardèrent en chien de faïence : la lutte des classes faisait rage, mais tout ce conflit social se déroulait, en définitive, entre Français. C’était une affaire de famille, ni plus ni moins. Aujourd’hui, la donne est différente : cette ancienne France a perdu pied et se réduit partout à peau de chagrin. Deux catégories les remplacent petit à petit : une nouvelle bourgeoisie mondialisée, en Nike, en anglais et en starts-up, se substitue à l’ancienne bourgeoisie française ; quant au populaire Français, c’est tout un prolétariat et un lumpenprolétariat venu du Tiers-Monde qui lui disputent désormais sa condition existentielle. En fin de compte, ce que partagent les deux branches de l’ancienne France, c’est l’insécurité, qu’elle soit économique ou culturelle, à des degrés différents, et surtout, à des niveaux de conscience inégaux. Le populaire, lui, a tranché. Il vote et votera Marine Le Pen. La bourgeoisie, elle, tremble trop pour penser et voir correctement. La prochaine sur la liste du déclassement, c’est elle, mais elle préfère encore profiter de la dernière cigarette avant l’exécution plutôt que de tenter une échappée.

Cette bourgeoisie devrait regarder à nouveau le chef d’œuvre de Visconti, le Guépard, afin de réfléchir à la sentence qui sous-tend ce film magnifique : « tout doit changer pour que rien ne change ». Marine Le Pen au deuxième tour, rejointe peu à peu de quelques éléments de droite, est une situation inédite. Cette droite a été bien incapable durant des années à s’assumer comme telle et à faire le devoir qui incombait à son camp et à ses idées. Elle en est punie : désormais, c’est de la marge que viendra la recomposition. Cette marge, incarnée par Marine Le Pen, n’est pas parfaite. C’est un fait. Elle hésite, ou paraît hésiter (ce qui, en politique, revient au même), sur ses décisions économiques. Elle souffre encore d’une mauvaise réputation. Elle inquiète, elle interroge, elle fait frémir. Toutefois, certains « moments » historiques dépassent les personnalités qui en sont en charge. Ce qui se déroule sous nos yeux est une recomposition idoine aux exigences de notre siècle. La France qui demeure face à la Cefran qui veut vivre. Une droite nouvelle, qui se construit peu à peu, laborieusement, dans la douleur, mais qui se construit quand même, face à une gauche qui assume depuis longtemps son goût pour une civilisation nouvelle et le changement radical qu’elle dissimule habilement sous le vocable « progrès ». Nous étions habitués à notre ancienne droite et notre ancienne gauche, quand l’une et l’autre n’étaient que le miroir de l’ancienne et éculée lutte des classes. Les deux n’existent plus dans ce second tour et, je le crois, diminueront encore dans les années suivantes. Nous avons changé de siècle, et le clivage politique que nous connaissions doit aussi changer. Telle est la leçon de cette élection présidentielle.

L’adaptation est la marque des peuples forts. La bourgeoisie française, celle qui a voté François Fillon, doit s’adapter, sous peine de finir dans les poubelles de l’Histoire. Elle doit prendre en compte le nouveau clivage qui nait, mais doit aussi le prendre en mains, car la marge, Marine Le Pen et le Front National, a besoin d’elle. En joignant Marine Le Pen, alors elle pourra juguler l’hubris populiste, et donc se rassurer elle-même. Ce que le pays et le siècle demandent, c’est d’une grande alliance représentant l’ancienne France dans ses deux avatars, populaire et bourgeoise, pour penser et gérer les temps à venir. J’ajoute, toutefois, que cette alliance ne pourra se faire sur un projet uniquement réactionnaire, ou du « retour à (…)». Cette alliance devra avoir un projet pour l’avenir. C’est ce que, collectivement, nous devons créer et penser. En attendant, nous pouvons déjà commencer par mettre en l’air l’établissement politique en votant, ensemble, Marine Le Pen. A défaut du reste, voilà qui serait déjà un premier pas bien senti pour avancer et, surtout, être à l’heure. En définitive : pour commencer à tout changer pour que rien ne change.

Muse : le macronisme déjà en place à Metz

Après avoir évoqué sur ce site :

. l’influence des grands groupes de BTP sur les décisions de bétonnage de nos villes par nos élus locaux ;

. le financement douteux de Terra Lorraine ;

. comment un centre commercial déficitaire messin fait grimper l’évaluation du fonds d’investissement luxembourgeois qui le détient ;

… nous allons nous pencher sur le projet Muse, à côté du Centre Pompidou, et sur son promoteur, la société Apsys basée à Levallois-Perret.

 

Depuis sa création en 1996, Apsys a créé ou repris quelques dizaines de centres commerciaux dans différents pays d’Europe, principalement en France et en Pologne. Par delà la présentation « iconique » qu’elle veut donner d’elle-même, Apsys, c’est aussi une myriade de sociétés de droit français (dont beaucoup ont des résultats négatifs)…

 

Exemples non exhaustifs. Source : Infogreffe

… et de droit luxembourgeois :

Exemples également non exhaustifs. Source : Legilux Mémorial C

Apsys semble tirer profit du traité de non-double imposition entre la France et le Luxembourg, et de la directive européenne sur le régime fiscal commun applicable aux sociétés mères et filiales. Les sociétés françaises sont volontairement déficitaires afin de ne pas payer d’impôts en France (et ce déficit est reportable dans le cas où elles feraient des bénéfices un jour), et les sociétés luxembourgeoises payent un taux d’impôt bien inférieur à ce qu’il serait en France. Ne doutons pas qu’il n’y a rien d’illégal dans tout cela, même si Apsys a aussi été citée dans l’affaire des Panama Papers

Et cela rapporte gros : en novembre 2012, Apsys a revendu pour 390 millions d’euros le centre commercial polonais Manufaktura dans lequel elle avait investi 130 millions. Il est à noter que l’acheteur est un fonds d’investissement allemand, Unilmmo Deutschland.

En 2014, le centre commercial parisien Beaugrenelle, détenu par une SCI dans laquelle Apsys (également promoteur et gestionnaire) avait une petite participation, a été vendu pour 700 millions d’euros à un consortium comprenant également… Apsys. La reprise et les travaux de rénovation qui y avaient été réalisés en 2013 s’élevaient à 450 millions d’euros.

Pour revenir à notre chantier messin Muse, nous avons déjà au moins trois sociétés :

. la société en nom collectif Amphithéâtre de Metz (qui fédère les différents opérateurs concernés ?) basée au siège social d’Apsys à Levallois-Perret ;

. Muse France, également basée à Levallois-Perret ;

. Muse Lux, basée à Luxembourg.

Ce projet de méga-centre commercial, qui va achever le centre-ville, prospère sous l’égide de la SAREMM (Société d’aménagement et de restauration de Metz Métropole), gestionnaire de la ZAC de l’Amphithéâtre. Et pendant ce temps-là, pour faire des économies, la municipalité sacrifie le sapin de Noël de la gare ou ferme une maison de retraite au prétexte qu’elle est… déficitaire.

Dans ses livres, le géographe Christophe Guilluy a mis en exergue la fracture qui sépare les classes supérieures des métropoles, bénéficiaires de la mondialisation, de la « France périphérique » des déclassés. Mais ces classes supérieures ne profitent-elles pas plutôt d’une financiarisation extrême et dévoyée de l’économie menée sous la férule de l’Union européenne avec la complaisance et la complicité des élus des partis dits “de gouvernement” ?

Il n’est pas étonnant que certains élus messins chargés de piloter ces projets délirants aient choisi Emmanuel Macron dès le premier tour de l’élection présidentielle. Derrière leur posture moralisante anti-“FHaine” se cache surtout une grande crainte qu’ils puissent être privés de leurs pouvoirs de petits potentats locaux. Emmanuel Macron, entouré de financiers liés au Grand-Duché (voir ici ou ), ne pourra que les encourager à continuer dans cette voie.

Il faut savoir que le secteur financier se tourne de plus en plus vers des actifs qui font notre environnement direct et notre quotidien comme des parkings, des forêts, des vignes… mais aussi des hôpitaux.

Il est impossible que ce système artificiel et immoral qui crée de la richesse en vase clos grâce à des réglementations iniques puisse survivre encore longtemps.À l’opposé de la caricature gauchisante qui en est faite pour faire peur aux classes moyennes de droite, écoutez Marine Le Pen présenter son programme économique, le programme du bon sens, du bien commun et de la renaissance de notre pays :

FN Pays Messin
 P.S. : le reportage de France 5 “Pour quelques hectares de plus” est particulièrement éclairant sur les connivences politiques/industriels : il y est notamment question (entre 18mn15 et 48mn20) du nouveau grand stade des Lumières de Lyon, que Gérard Collomb, soutien enthousiaste d’Emmanuel Macron, a fait construire.
P.P.S. : les personnes intéressées par ce sujet  pourront suivre également le travail d’Eloïse Benhamou avec son livre « Kleptocratie française » sur la financiarisation de notre système social (nombreuses vidéos sur Youtube).

Alliance Marine Le Pen – Nicolas Dupont-Aignan

Paris, le 28 avril 2017

La campagne du 1er tour de l’élection présidentielle a confirmé les périls, les difficultés et les défis que doit affronter notre pays. La France et les Français sont à la croisée des chemins, menacés de disparition en tant que peuple uni et nation libre.

Après avoir ruiné notre économie, affaibli nos institutions et mis en danger jusqu’à la sécurité physique de nos compatriotes, la coalition des responsables de l’abaissement de notre pays a tenté et tente toujours de confisquer notre démocratie. Ils veulent garder le contrôle sur l’avenir de la France et des Français à travers la candidature d’Emmanuel Macron.

En effet, derrière l’illusion du renouvellement des visages, Emmanuel Macron incarne en tous points la poursuite des politiques qui ont affaibli notre pays, notamment sous le quinquennat de François Hollande dont il est l’héritier direct. Au-delà de son statut de favori de la pensée unique, Emmanuel Macron imposera sans complexe aux Français les règles les plus inhumaines de la mondialisation sauvage, renvoyant notre devise nationale au rang de slogan publicitaire.

Nous avons donc un devoir historique de mettre en échec ce « système » néfaste et de convaincre les Français de choisir une autre voie, celle d’un projet politique patriote et républicain, fidèle aux promesses de notre nation enracinée dans un territoire et ancrée dans le cœur d’un peuple fier de ses valeurs.

Or, pour vaincre le projet de soumission d’Emmanuel Macron, il faut convaincre les Français d’avoir confiance dans une alternative crédible. Lire la suite…