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Alliance Marine Le Pen – Nicolas Dupont-Aignan

Paris, le 28 avril 2017

La campagne du 1er tour de l’élection présidentielle a confirmé les périls, les difficultés et les défis que doit affronter notre pays. La France et les Français sont à la croisée des chemins, menacés de disparition en tant que peuple uni et nation libre.

Après avoir ruiné notre économie, affaibli nos institutions et mis en danger jusqu’à la sécurité physique de nos compatriotes, la coalition des responsables de l’abaissement de notre pays a tenté et tente toujours de confisquer notre démocratie. Ils veulent garder le contrôle sur l’avenir de la France et des Français à travers la candidature d’Emmanuel Macron.

En effet, derrière l’illusion du renouvellement des visages, Emmanuel Macron incarne en tous points la poursuite des politiques qui ont affaibli notre pays, notamment sous le quinquennat de François Hollande dont il est l’héritier direct. Au-delà de son statut de favori de la pensée unique, Emmanuel Macron imposera sans complexe aux Français les règles les plus inhumaines de la mondialisation sauvage, renvoyant notre devise nationale au rang de slogan publicitaire.

Nous avons donc un devoir historique de mettre en échec ce « système » néfaste et de convaincre les Français de choisir une autre voie, celle d’un projet politique patriote et républicain, fidèle aux promesses de notre nation enracinée dans un territoire et ancrée dans le cœur d’un peuple fier de ses valeurs.

Or, pour vaincre le projet de soumission d’Emmanuel Macron, il faut convaincre les Français d’avoir confiance dans une alternative crédible. Lire la suite…

 

 

Prolifération de zones commerciales : un début d’explications

Article initialement paru sur le site PourMetz en date du 11 décembre 2016

Les élus du Front national de Metz ont plus d’une fois tiré la sonnette d’alarme sur la multiplication des zones commerciales dans l’agglomération, responsable, entre autres, de la paupérisation du centre-ville ; cette inquiétude a été relayée il y a peu par le nouveau préfet de Moselle, Emmanuel Berthier.

Source (dans tout l’article, cliquer sur les images pour les agrandir)

Un autre élément, inconnu du grand public et au moins aussi risqué pour chacun d’entre nous, est la manière dont la construction et la gestion de ces zones sont financées. Pour l’illustrer, nous allons prendre l’exemple d’un centre commercial de la périphérie de Metz, sans le nommer afin de ne porter aucun préjudice aux gérants et aux employés des commerces qui l’occupent.

Ce centre commercial a été construit par une société néerlandaise spécialisée dans ce domaine (elle-même propriété d’une banque importante dans ce pays) et inauguré en 2007. Cette même année cependant, cette société ainsi qu’un fonds de pension à qui elle était liée ont été impliqués dans un énorme scandale aux Pays-Bas : distribution de pots de vin et achats/ventes de biens immobiliers à des prix inférieurs à ceux du marché. Coïncidence ou conséquence de ce scandale, notre centre commercial messin est vendu à une SAS (société anonyme simplifiée) de droit français, mais détenue à 100% par un fonds d’investissement luxembourgeois également propriétaire d’autres centres commerciaux et immeubles de bureaux dans différents pays d’Europe.

A regarder les résultats de cette SAS sur le site Infogreffe, la santé de ce centre commercial n’est guère florissante :

Il doit en être de même pour les autres biens détenus par le fonds luxembourgeois, puisque la valeur d’évaluation de l’ensemble du portefeuille immobilier est bien inférieure au coût d’acquisition (cf. chiffres ci-dessous), et que les loyers perçus ne compensent en aucun cas ce manque à gagner.

Et pourtant, ce fonds d’investissement, qui promet des performances et revenus importants à ses actionnaires, se porte plutôt bien (graphique Bloomberg) :

Comment cela est-il possible ?

La valeur unitaire de la part d’un fonds d’investissement est calculée ainsi :

(Actifs – Exigible) divisé par le nombre de parts détenues par les actionnaires.

Dans le cas de ce fonds, les actifs sont principalement composés de la valeur du portefeuille immobilier (établie par une société anglaise), et l’exigible par les emprunts souscrits auprès des banques pour acheter ces biens.

Ainsi, pour que la valeur de ce fonds augmente en permanence, ses gestionnaires doivent-ils créer un « effet de levier » en jonglant constamment avec les achats et ventes de biens immobiliers et les emprunts qui les financent (il est à noter que les banques n’ont aucun problème à financer ces montages discutables, alors qu’elles sont si frileuses par ailleurs avec les particuliers et les PME).

De plus, en France au moins, les investisseurs dans ces centres commerciaux bénéficient d’un régime juridique et fiscal plus qu’avantageux, même si ceux-ci sont vides (déficits fonciers remboursables, crédits de TVA remboursables, pas d’impôts sur les sociétés). En cette période de forte instabilité des bourses et de taux d’intérêts négatifs, c’est tout bénéfice pour eux ! Les quelques privilégiés qui bénéficient de la généreuse planche à billets de la Banque centrale européenne ont tout intérêt également à trouver de tels placements.

En plus des fonds d’investissement, nombre de sociétés d’assurance, assurance-vie et épargne-retraite travaillent main dans la main avec les développeurs en immobilier commercial et d’affaires. Ainsi, la société qui a construit récemment un centre commercial près de Thionville appartient-elle pour 20% à l’un des principaux assureurs-vie français (1), et pour 20% à la filiale immobiler du plus gros assureur belge. Une autre de ces sociétés (de droit français) a vendu en 2015 46% de sa participation dans un opérateur allemand de centres commerciaux à un fonds de pension canadien.

Tout cela est parfaitement immoral : c’est une forme de détournement des cotisations et primes confiées en toute bonne foi par des travailleurs honnêtes, car cette prospérité apparente est complètement artificielle, ne repose en aucun cas sur une création de richesse véritable, et est à la merci d’un gros scandale financier ou d’une grave crise économique.

Nos élus locaux sont également largement bénéficiaires de ce système en faisant croire qu’ils s’activent à créer des emplois, ce qui est une belle escroquerie comme l’explique l’économiste Christian Jacquiau à un site catalan :

Pour résumer, nous n’avons pas fini de voir nos terres agricoles bétonnées, les périphéries de nos villes enlaidies et nos économies et retraites mises en danger sans notre consentement (2). Cela pourrait être un bon sujet d’enquête pour un journaliste honnête et motivé, à moins bien sûr que le journal pour lequel il travaille n’appartienne… à un groupe bancaire !

(1) Cet assureur-vie a également des participations dans la société concessionnaire de l’autoroute A63, dans Aéroports de Lyon, dans ADP (Aéroports de Paris)…

(2) Pour reprendre l’exemple néerlandais du début de cet article, le fonds de pension incriminé a perdu 150 millions d’euros, et la banque propriétaire de la société construisant les centres commerciaux 100 millions.

Quelques articles supplémentaires sur ce sujet :

. Pourquoi la France est devenue moche

. La guerre des zones commerciales est déclarée

. Pourquoi les centres commerciaux géants recouvrent la France

. le reportage de France 5 “Pour quelques hectares de plus

FN Pays Messin

Terra Lorraine, un emboîtement de sociétés en poupées… russes

Article initialement paru sur le site PourMetz le 8 décembre 2015, peu de temps avant que Patrick Weiten n’annonce l’abandon du projet :

Terra Lorraine, le délirant projet de faire venir 2.000 PME chinoises à Illange pour envahir notre marché intérieur, est aujourd’hui au point mort. Il semble convenu que son financement devait se faire par le biais d’une société d’investissement en capital à risque (« SICAR ») de droit luxembourgeois pour un budget de départ de 150 millions d’euros. Cependant, la question de l’origine de ces fonds n’a jamais été clairement résolue, Patrick Weiten et Anne Grommerch préférant visiblement ne pas trop s’en préoccuper.2015-12-08 20_45_57-Moselle_ les ombres chinoises de TerraLorraine - L'ExpressAlors que le Républicain lorrain a même évoqué des fonds d’origine kazakhs, il n’est pas inintéressant de se pencher sur le montage juridique de ce projet tel qu’on peut le trouver sur le site du Journal officiel luxembourgeois.

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Le site ITEC à Illange, avec le drapeau de la Moselle à l’envers

Si on ne trouve aucune société au nom d’ITEC, deux portent le nom de Comex :

1) Comex Euro Developments S.A., créée le 11 juin 2012, dont le capital est de 100.000 euros, et qui a un actionnaire unique, TSM Services (Luxembourg) S.à r.l. (cf. point 2 ci-dessous).

Son objet dans les statuts de sa constitution « est le développement de tous biens immobiliers bâtis ou non bâtis, au Grand-Duché de Luxembourg ou à l’étranger, y inclus les prestations de services y afférents. (…) »

En date du 5 décembre 2013, son objet est modifié comme suit :

« – le développement commercial des activités liées avec ITEC (International Trade Exhibition Center), en France, Chine et dans tous pays où de tels centres seraient développés ;

– les services liés avec les activités opérationnelles de ces centres ;

– les services aux locataires de ces centres ;

– le conseil et le suivi de sociétés chinoises en Europe et aux sociétés européennes en Chine. (…) »

1bis) Comex Euro Investments Alpha S.A., créée ce même 11 juin 2012, dont le capital est également de 100.000 euros, et dont l’actionnaire unique est également TSM Services (Luxembourg) S.à r.l..

Son objet est le suivant : « La Société pourra effectuer toutes opérations se rapportant directement ou indirectement à la prise de participations sous quelque forme que ce soit, dans toute entreprise, ainsi que l’administration, la gestion, le contrôle et le développement de ces participations. (…) L’objet de la Société est également l’achat, la vente, la gestion et la location de tous immeubles, bâtis ou non bâtis, tant au Grand-Duché de Luxembourg qu’à l’étranger. »

Cette société est dissoute le 20 décembre 2013.

2) La société TSM Services (Luxembourg) S.à r.l., actionnaire unique des deux sociétés Comex, a été créée le 9 avril 2010. Son capital est fixé à 12.500 euros, et son actionnaire unique est Totalserve Management (Luxembourg) S.à r.l. (cf. point 3 ci-dessous).

Son objet social est le suivant : « La Société a pour objet de prester des services d’administration de tous genres et d’acquérir, de détenir et de céder des investissements détenus dans toutes autres sociétés ou entreprises. (…) »

3) La société Totalserve Management (Luxembourg) S.à r.l., actionnaire unique de TSM Services (Luxembourg) S.à r.l., a été créée le 15 décembre 2009. Son capital est fixé à 31.000 euros (100 parts sociales à 310 euros pièce).

Ses actionnaires sont :

. une personne physique pour 51 parts sociales ;

. Totalserve Management Limited, Chypre (cf. point 4 ci-dessous) pour 49 parts sociales.

Son objet social lors de sa constitution est le suivant : « La société a pour objet l’expertise comptable et fiscale ainsi que toutes prestations de services de conseils autorisés par cette activité dont la domiciliation, le commissariat aux comptes et le secrétariat social. Elle pourra notamment employer ses fonds à la création, à la gestion, à la mise en valeur et à la liquidation d’un portefeuille se composant de tous titres et brevets de toute origine, participer à la création, au développement et au contrôle de toute entreprise, acquérir par voie d’apport, de souscription, de prise ferme ou d’option d’achat et de toute autre manière, tous titres et brevets, les réaliser par voie de vente, de cession, d’échange ou autrement, faire mettre en valeur ces affaires et brevets, accorder aux sociétés auxquelles elle s’intéresse tous concours, prêts, avances ou garanties. »

En date du 3 juin 2013, les 49 parts sociales de Totalserve Management Limited sont transférées à P.G. Economides Holdings Limited, Chypre.

En date du 22 décembre 2013, la société passe du statut de S.à r.l. à celui de société anonyme. Son objet reste le même.

4) La société Totalserve Management Limited, actionnaire de Totalserve Management (Luxembourg), est basée à Limassol, sur l’île de Chypre.

Elle fournit des services en matière fiscale, légale et comptable. Elle a des bureaux à Luxembourg, Londres, Moscou, Varsovie, Athènes, Thessalonique, Bucarest, Tortola (Îles Vierges Britanniques), Johannesbourg, Le Cap et Pekin. Son site Internet est en anglais, russe, polonais et chinois.

Voilà donc un montage juridique bien compliqué pour un projet qui a l’aval de toute la classe politique locale dite « républicaine »… mais pas du Front national.

2015-12-13 20_46_22-Chantier Terra Lorraine, à Illange (Moselle) - vidéo Dailymotion

Est-il permis d’émettre une hypothèse quant à l’origine de ces fonds, et qui pourrait expliquer que ce projet est au point mort ? Se pourrait-il que le financement prévu au départ soit d’origine russe ?

Revoyons le film des évènements depuis le coup d’envoi en grande pompe du projet Terra Lorraine par nos élus locaux en octobre 2012.

. mars 2013 : taxation des comptes bancaires par le gouvernement de Chypre à la demande de l’Union européenne et du FMI. Les Russes, dont les dépôts dans ce pays sont estimés à 43 milliards d’euros, sont particulièrement touchés.

. novembre 2013 : début des troubles en Ukraine.

. décembre 2013 : plusieurs changements sont opérés dans les sociétés du montage financier de Terra Lorraine : la société Comex Euro Investments Alpha (destinée à devenir la fameuse SICAR annoncée ?) est dissoute, Comex Euro Developments change radicalement d’objet social.

. juin 2014 : Comex Holdings annonce un projet de plateforme chinoise à Moscou.

. juillet 2014 : l’Union européenne annonce des sanctions économiques contre la Russie, auxquelles celle-ci répond par un embargo sur tous les produits européens.

. novembre 2014 : le parlement russe vote une loi de « dé-offshorisation » visant à combattre l’évasion fiscale par la création par des citoyens russes de sociétés « offshore ».

Le projet Terra Lorraine est-il la victime collatérale de la guerre larvée que les Etats-Unis livrent à la Russie, et de la bienveillance servile de leurs laquais de l’Union européenne ? Était-il déjà abandonné dans sa conception initiale dès décembre 2013 ?

Le site ITEC à Metzange, près de Thionville

Le site ITEC à Metzange, près de Thionville

Que cette hypothèse soit correcte ou non, ce fiasco nous donne une leçon : alors que tout a été fait pour détruire la souveraineté économique et monétaire qui assurait la prospérité de notre pays, nos élus (droite et gauche confondues) en sont réduits à accepter de tels projets plus que douteux dans leur finalité et dans leur financement, afin de pouvoir rouler des mécaniques et faire croire qu’ils ont encore un semblant d’influence.

Dans toute son histoire, la France indépendante et souveraine a eu des relations commerciales avec tous les continents. Depuis trente ans, sous couvert de projet européen, de libre-échange et d’ouverture sur le monde, elle se retrouve appauvrie et démembrée comme ont pu l’être en d’autres temps la Chine et l’Empire ottoman.

Seul le Front national a un projet cohérent pour sortir la France de cette impasse et lui redonner la prospérité qu’elle n’aurait jamais dû perdre.

 

FN Pays Messin

Territoires, emplois : les fausses solutions Weiten

Article initialement paru sur le site PourMetz le 11 novembre 2015

Le 25 avril 2014, Patrick Weiten, alors (et toujours) président UDI du conseil départemental de Moselle, est venu à Courcelles-Chaussy pour se lamenter de la disparition programmée des départements, « seule collectivité locale qui s’occupe des gens du premier au dernier jour de leur vie ».

En mai 2014, il a rencontré Philippe Richert, président du conseil régional d’Alsace (et aujourd’hui tête de liste LR/MoDem/UDI pour les élections régionales de 2015), pour évoquer la future réforme territoriale. Le Républicain lorrain du 28 mai 2014 nous apprend que Patrick Weiten « a toujours été favorable à la création de grandes régions » et que « pour lui, un axe tout naturel se dessine avec l’Alsace ».

Pourtant, en octobre 2014, il envoie un courrier à Manuel Valls pour demander la fusion de la Moselle avec le Luxembourg, la Wallonie, la Sarre et la Rhénanie-Palatinat, afin de créer la première eurorégion transfrontalière.

Et le voilà aujourd’hui tête de liste pour la Moselle de la liste Unissons nos énergies avec comme slogan « La région Grand Est est maintenant notre avenir commun. »

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Lors de sa venue à Courcelles-Chaussy, cet homme aux convictions fortes et constantes avait évoqué ses deux solutions pour sauver l’emploi mosellan :

  • le projet Terra Lorraine ITEC à Illange, près de Thionville, immense base commerciale et logistique destinée à inonder la France et l’Europe de produits chinois, et qui promettait la création de 3.000 emplois ;
  • le vieillissement de la population chez nos voisins sarrois qui leur rendrait nécessaire la venue de 250.000 travailleurs étrangers.

Patatras ! Les doux rêves de Monsieur Weiten ont aujourd’hui du plomb dans l’aile… Le projet Terra Lorraine ITEC est au point mort, et plusieurs personnes travaillant sur le projet ont été licenciées. Et le flot de migrants qui déferle sur l’Allemagne à l’invitation de Madame Merkel risque bien de dépasser les 800.000 initialement prévus : nos voisins sarrois n’auront sans doute pas besoin de travailleurs mosellans…

Que vont donc pouvoir inventer Monsieur Weiten et ses amis d’Unissons nos énergies pour convaincre qu’ils ont les solutions pour créer des emplois en Moselle ?


Contrairement à ce qui nous a été vendu, cette réforme territoriale n’est pas destinée à faire des économies, mais à mettre en application la Charte européenne de l’autonomie locale signée le 15 octobre 1985 et aujourd’hui validée par les 47 pays du Conseil de l’Europe. En augmentant les pouvoirs et compétences des régions et en leur donnant directement accès aux fonds structurels européens, cette charte tend à faire disparaître les nations européennes pour mettre ces super-régions sous la tutelle directe de la Commission européenne et à la merci de la finance et des multinationales apatrides.

Il est bien connu que les parlementaires européens sont assaillis par de puissants lobbys liés aux multinationales de la santé, de la chimie, du tabac, etc. On sait moins que nos élus locaux le sont également, dans une moindre mesure et dans les domaines qui relèvent de leurs compétences (BTP, grande distribution, communication, culture…).eiten311015.docx

Ainsi, les grands groupes du BTP comme Bouygues, Vinci et Eiffage ont-ils des « laboratoires  de réflexion » sur l’avenir de nos villes qui financent chercheurs, chaires universitaires, bourses d’études, artistes, graphistes, etc. Ces « think tanks » organisent également séminaires et ateliers auxquels sont invités élus et fonctionnaires territoriaux pour leur vendre l’entrée de leur collectivité dans la modernité et la création de multiples emplois.

Le « think tank » du groupe Vinci s’appelle La Fabrique de la Cité(« Inventer aujourd’hui la ville de demain »), celui d’Eiffage Phosphore, Bouygues a Demain la Ville et le Club Construction Durable.

Tout cela participe largement à l’uniformisation de nos agglomérations dans la laideur, et à la déconnexion croissante d’avec les besoins réels des habitants.


n311015.docxOn peut voir ainsi sur le site Internet de ce dernier les avis d’experts en tous genres justifier implicitement la politique de Bouygues, et Dominique Gros, maire et conseiller départemental PS de Metz, donner son avis sur « temps libre et dynamique urbaine ».

Une brochure consultable en ligne sur le même thème met en illustration l’affreux bébé de l’affreuse campagne « Je veux Metz ». Comme par hasard, cette campagne de Metz Métropole Développement a été financée par le FEDER (Fonds européen de développement régional) et l’Etat à hauteur de 800.000 euros.

Résultat à Metz de cette belle amitié, avec la générosité de l’Union européenne : un millier d’arbres en moins, une ville qui se vide de ses habitants, des logements neufs à la pelle alors que des milliers d’anciens sont vides, des centres commerciaux surnuméraires quand de nombreux commerces du centre-ville ferment, et ainsi de suite…


Voilà le genre de désagréments qui risquent d’intervenir à bien plus grande échelle avec ces nouvelles super-régions : le chômage ne cessant d’augmenter, des élus comme Patrick Weiten, dépourvus de convictions fortes et d’amour de la France, risquent de vendre des pans de territoires et leur population à des multinationales qui leur feront miroiter la création d’emplois comme panacée universelle.

Mais ces entreprises ne viendront pas là par philanthropie : elles feront jouer la concurrence à l’intérieur des régions et entre les régions, et viendront s’installer là où elles auront reçu les propositions les plus avantageuses ; il est à craindre que ce ne soit pas au bénéfice de l’intérêt général.

La Chine, avec qui Monsieur Weiten souhaite commercer à très grande échelle, vient d’annoncer son plan quinquennal 2016-2020. Elle souhaite ainsi réduire sa dépendance à l’exportation de produits manufacturés pour augmenter la part des services et de l’innovation destinés à son marché intérieur ; c’est pourquoi elle met fin également à la politique de l’enfant unique.

Quand les élus des partis qui se sont succédé au pouvoir referont-ils confiance aux Français pour relancer la dynamique de leur pays ?

À l’heure où l’angoisse de l’avenir et le sentiment d’injustice montent, les solutions ne peuvent être que le rétablissement des frontières nationales avec un Etat fort et souverain, et des élus au service exclusif de leur peuple.

FN Pays Messin